Brigitte Macron, "Cougar" ? Ce Que Cache La Métaphore De L'animal Prédateur

Laurence, 41 ans, initiatrice, divorcée, revendique son possession à la première catégorie. «Oui, ça m'est arrivé de faire la cougar, d'avoir des aventures avec des gars beaucoup plus jeunes que moi», évoque-t-elle. «Aventures sinon avenir», aussi plaisantes et libres que celles des gars, qui «ne se gênent pas, eux, pour sortir avec des filles de dix, quinze ou vingt ans plus jeunes qu'eux…» Comme l'exprime Juliette Buffat , médecin psychiatre, thérapeute de couple et sexologue: ces dames sortent «avec des mecs plus jeunes pour s'amuser, faire du sport, se faire plaisir. Elles n'ont aucune envie de jouer les bobonnes à la villa». Ce que Laurence confirme: l'amusement passe avant tout; il s'agit surtout d'histoires de baise. Pas question de recevoir en couple avec un objet de désir, délicieux, certes, mais qui pour le rester doit être soigneusement consigné dans son rôle de «toy boy» (ou «mec jouet»).

On assiste depuis plusieurs temps à l'apparition et à l'affirmation d'une nouvelle forme de libido féminine, conquérante, décomplexée et relâchée, bellement imagée par l'emprunt d'un vocabulaire qui évoque le safari, le tourisme et la chasse. On parle de plus en plus de femmes cougars, de meufs pumas, termes qui évoquent l'exotisme, l'univers à bing du sauvage, de ses attraits et de ses dangers. Ces dames d'un nouveau genre ne sont plus la proie des hommes mais, au contraire, des prédatrices avisées en quête de "lionceaux" susceptibles de satisfaire leurs exigences, fort fluctuantes d'une femme à une autre.

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